Ascension du Mont Blanc

Le Mont Blanc, plus haut sommet d’Europe et montagne hautement symbolique, attire chaque année un très grand nombre candidats au sommet, individuels ou guides avec clients, français ou en provenance de très nombreux autres pays. La fréquentation importante, notamment de la voie normale, soulève de nombreuses problématiques : accidentologie / sécurité ; fréquentation des refuges ; déchets ; camping en site classé ; bonne connaissance du milieu, condition physique et préparation des alpinistes, etc. L’expérience vécue par les alpinistes dans ces conditions ne laisse pas toujours un souvenir positif et ce sommet emblématique ne véhicule donc pas une image de l’alpinisme conforme à celle que les acteurs de la coordination montagne souhaitent promouvoir.

L’ascension du Mont Blanc relève, quelque soit l’itinéraire emprunté, d’une pratique alpinistique sérieuse, nécessitant, de la part des pratiquants, un entraînement physique, des connaissances techniques et une préparation en rapport avec la difficulté de la course et l’altitude élevée. Par conséquent, la Coordination Montagne souhaite avertir les pratiquants et travailler au mieux à leur sécurité ainsi qu’au respect d’un site naturel classé, mais aussi prendre en compte le fait qu’une fréquentation très importante accentue les difficultés et les risques de ce type d’ascension.

La volonté de la coordination montagne est de revaloriser l’ascension du Mont Blanc comme une belle expérience, unique et forte. Une seule solution ne pouvant prétendre à résoudre des problèmes nombreux et variés, notre souhait est de contribuer à la mise en œuvre d’une réflexion collective et d’actions partagées. Toute action doit cependant veiller à respecter les grands principes chers aux acteurs de la communauté montagnarde : respect du site, du paysage, de la nature de la course, de l’histoire du sommet, volonté de promouvoir un alpinisme démocratique et accessible à tous. Cette réflexion collective doit aussi prendre en compte les démarches et procédures en cours et s’articuler avec les actions en cours des membres de la coordination, en les soutenant, mais sans se substituer à celles-ci.

L’ouverture en 2013 du nouveau refuge du Goûter et l’accidentologie importante, notamment dans la traversée du couloir du Goûter ont incités la Coordination montagne à engager une première action.Celle-ci s’est concrétisée en 2012 par une campagne d’information auprès des alpinistes : Un dépliant de sensibilisation « Réussir le Mont Blanc, une affaire d’alpinistes » a été imprimé à 80 000 exemplaires et traduite en six langues (anglais, italien, espagnol, allemand, tchèque et polonais). Ce support a pu être réalisé grâce au soutien de la Fondation Petzl, qui avait par ailleurs déjà travaillé sur le Mont Blanc et plus particulièrement sur la problématique de l’accidentologie et la sécurisation du couloir du Goûter (http://www.fondation-petzl.org/). Ce document de prévention et de sensibilisation a été diffusé via des points d’accueils proches du Massifs du Mont Blanc, des magasines fédéraux ou de la presse spécialisée montagne et est visible et téléchargeable sur ce site.

commissions reliées à cette action